Le sens au travail une source d’épanouissement

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Je crois que l’on est épanoui quand le poste que l’on occupe ou l’entreprise que l’on créé, nourrit nos valeurs personnelles et nos buts. Lorsque l’on est au plus près de soi-même.

Pour certains cela va être chercher la compétition, la performance : être le meilleur dans un domaine, obtenir les marchés, gagner un maximum d’argent en peu de temps. Pour d’autres, cela pourra être : se sentir utile, se développer personnellement, défendre l’homme ou l’environnement, être davantage dans la recherche du qualitatif.

La compétition est une manière d’être reconnu socialement. Etre dans la compétition, indépendant, jeune beau productif, avoir le dernier I-phone. C’est ce modèle qui est le plus mis en avant par les médias et notre société de consommation. Accéder à ce dernier permet d’être valorisé rapidement. C’est être l’incarnation de la réussite. Mais est-ce vraiment une réussite? Attention, je pense que si vous êtes dans ce schéma là, il faut se poser la question de savoir si c’est exactement le type de succès que vous souhaiter atteindre pour vous même, ou bien si c’est l’influence de votre environnement qui vous incite à suivre cette direction. Qu’est-ce qui vous fait vibrer réellement? Si tout était permis, réalisable et rentable, que feriez-vous concrètement?

Quand je vois des personnes qui travaillent pour une grande marque de 7 à 22h/23h tous les jours pour vendre de la lessive, je me demande si cela vaut vraiment le coup. Certes ils gagnent pas mal, mais à quel prix ?Cela répond-t-il profondément à leurs valeurs? Personnellement, je n’en suis pas persuadée. Certains se coupent d’une vraie vie sociale, sont dans un état de stress et de fatigue. Ils se tuent pour leur entreprise et ses produits. Pourtant,  on a qu’une vie. Alors, pourquoi l’utiliser pour vendre autant de lessive ? ;)

Quelle satisfaction trouve-t-on à inonder le marché de ces produits ? Se faire presser comme un citron pour un paquet de « Bonux », je trouve ça personnellement dommage.

J’ai une amie qui vendait des produits de finance dans une grande banque à Londres (le monde de la finance se portant mal, elle vient tout juste d’être débauchée comme un kleenex ). Elle travaillait comme une dingue. Elle faisait du 6h/22h en courant dans les bureaux dès que l’heure de la pause-toilette à sonner : car « c’est mal vu de traîner! , me dit-elle ». Après le boulot, comme elle avait tout de même envie de vivre un peu et de voir du monde, elle sortait jusqu’à 2/3h du matin. Résultat, elle jouait avec sa santé et avait besoin de cachets pour dormir. Une fois, elle en avait oublié les clefs dans le frigidaire. Elle a tout juste 25 ans. Ses motivations pour subir ces conditions :« oh, je travaille comme ça pendant 10 ans, je mets de côté ensuite, je trouve un mari, je fais un enfant et je me pose ». C’est une façon de planifier sa vie. Mais c’est dommage de se dire, que l’on s’enferme pendant 10 ans, pour mieux vivre après. Aura-t-on vraiment le temps de vivre après ? Le destin nous en donnera-t-il l’occasion ? Qui sait ?

L’on peut mourir d’un jour à l’autre. Partant de ce postulat, chaque minute vaut la peine d’être vécue pour soi, ses valeurs et ses convictions. De fait, je pense qu’il est important de faire ses choix en se basant sur ses envies profondes  et écouter sa petite voix, ou en se posant les questions suivantes. Si jamais je meurs demain, serais-je fière de ce que j’ai accompli jusqu’à présent? Quel(s) rêve(s) ais-je atteint?. L’enfant que j’étais, admirerait-il l’adulte que je suis devenu?

Un jour, j’ai rencontré un homme qui était directeur d’un CAT (centre d’aide par le travail, lieu qui permet d’insérer les personnes handicapées). Il m’expliquait son parcours, ses choix. Il me disait que pendant plus de 16 ans, il était dans le secteur de la distribution. Il avait fini par être directeur d’un grand magasin, mais, plus les années passaient, plus il sentait qu’il lui manquait quelque chose. Un jour, il s’est réveillé et à décider de changer de boulot. Le déclic : « j’ai compris qu’il valait mieux  réussir sa vie, que réussir dans la vie ». Il perçoit aujourd’hui, un salaire nettement inférieur à celui qu’il touchait lorsqu’il était dans la grande distribution. Mais qu’importe, quand je lui ai rendu visite au CAT, il avait les yeux qui pétillaient, les yeux d’un homme accompli, les yeux d’un homme qui suivait ses rêves et ses valeurs. Il était heureux et c’est ce à quoi j’aspire moi aussi.

Par le biais de mon travail actuel (dans les finances solidaires et plus particulièrement le micro-crédit), j’aide tous les jours, des personnes à monter où à développer leur petite entreprise. Notre public : des entrepreneurs dans l’âme et des personnes qui le sont par nécessité. Des jeunes, des personnes dites « trop âgées » pour être à nouveau embauchées, des rmistes, des personnes souhaitant se reconvertir…On est là pour croire en eux et les aider à concrétiser leur projet. C’est utile pour eux et humainement très enrichissant pour moi. J’apprends énormément sur l’Homme : ses richesses, ses multiples parcours de vie. C’est très émouvant !

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One Response to “Le sens au travail une source d’épanouissement”

  1. Alex - 1 an pour tout changer Says:

    Je suis en accord avec ce que tu dis, et j’aime beaucoup cette phrase que tu cite: « j’ai compris qu’il valait mieux réussir sa vie, que réussir dans la vie »

    J’ai laissé un commentaire sur un post précédent ou tu parlais de sens de la vie et là je retrouve ce que j’essayais de dire dans mon commentaire.

    Je trouve que c’est très bien dit, j’aime ton style :)

    Bon encore 11 articles à lire :)

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