La crise : une opportunité
La crise? Mais c’est terrible?
Cela peut en choquer certains, mais je pense que quelque part c’est aussi une chance. Il faut d’ailleurs savoir qu’à l’origine, le mot « crise » signifiait « opportunité » en grec. Intéressant non? En cette tempête économique que nous vivons, réside une réelle opportunité de rebondir, de stopper la course effrénée à laquelle notre société de consommation nous assène, et d’avoir enfin du temps pour réfléchir.
Une occasion de dompter notre système économique actuel
J’ose espérer que nos économistes et politiques en profiterons pour mener des réformes qui rendront notre économie plus humaine, davantage basée sur l’économie réelle. Car avec la crise, l’on conçoit mieux les limites de notre système basé sur la bourse. Cette dernière laisse beaucoup trop de place au hasard et aux effets de mouton de panures. Les actionnaires vendent et achètent selon des lois qui, au fond, sont très difficiles à cerner. C’est comme si notre sort était mis sur le tapis d’une grande partie de poker géant. Il faut admettre que les actionnaires se basent trop sur des suppositions pour placer leur capitaux. Il se passe tel évènement, donc ils supposent que l’action X va chuter et de fait ils vendent! Que de solidarité! La bourse devait soutenir l’économie, mais dès qu’une crainte est mise en éveil, les actionnaires vendent et s’enfuient! C’est trop facile. Du jour au lendemain, des boites qui sont riches de savoir-faire, de locaux, de réseau de clients et de partenaires, ne valent plus rien. C’est de la folie! Zola aurait fait couler encore beaucoup d’encre et on sait dors et déjà que ce n’est plus la mine qu’il décrirait comme dévoreuse d’hommes.
Une opportunité pour se devenir son propre patron
La crise est un le momentprivilégié pour repenser nos vies, nos habitudes de consommation.
Si vous êtes en recherche d’emploi, ça peut aussi être le moment de créer votre propre entreprise! Diriger sa propre affaire c’est un peu comme être un bambou ou un roseau. Face au vent, on plie mais ne cède pas! Ce qui signifie qu’on est moins soumis aux aléas du marché. Disons qu’on est plus souple et maléable. Par ailleurs, on devient moins facilement ejectable, voire même jetable!;) Avec mon métier, je cotoie beaucoup de créateurs d’entreprise. Et de plus en plus de personnes de 50 ans, qui savent qu’elles ont très peu de chance de trouver un emploi au vue de leurs âges, créent leur entreprise. C’est une réelle façon de maîtriser son emploi. Quelque part c’est plus sécurisant qu’un emploi salarié.
D’ailleurs, à ce sujet, je vous invite à aller voir l’article suivant ou encore celui-ci . Ceux sont des essais écris par Olivier Roland, chef d’entreprise et je trouve son analyse intéressante.
Tags: création d'entreprise, crise, domestiquer l'économie, essentiel, opportunité

mai 28th, 2009 at 21:54
L’homme étant ce qu’il est, j’ai bien peur que la crise actuelle n’aboutisse pas sur une nouvelle économie saine et à visage humain. En tout cas pas immédiatement, mais j’ose espérer qu’un jour on y arrive.
Concernant Zola il a déjà parlé de spéculation financière dans un livre qui porte bien son nom: L’argent.
Je te le conseille, et c’est assez effrayant de voir que d’une certaine manière il est toujours d’actualité alors qu’il a été publié en 1891 … d’où mon scepticisme concernant une évolution suite à la crise.