L’ESS une réponse ultime pour plus de sens au travail?

Submitted by admin

Plus j’avance dans mon cheminement, plus je me dis que l’économie sociale et solidaire ne répond pas à tout. Et si pour apporter plus de sens à notre vie et notre implication dans la société, il fallait tout simplement diminuer notre temps de travail “salarié” et revenir à des valeurs essentielles?

L’utilité de l’ESS

Certes l’ESS essaie  d’apporter des solutions plus intéressantes qu’une économie capitaliste pure. Elle a pour vocation de rendre l’économie plus douce pour les hommes et l’environnement, de part des structures plus participatives (associations, coopératives, mutuelles) et/ou en essayant de trouver des solutions à des problèmes d’utilité générale (environnement, insertion, soutien des populations en difficulté, santé) ce qui est déjà un bon début. Ainsi, par exemple, travailler dans une association ayant pour vocation de protéger l’environnement, apporte plus de sens que de travailler à essayer de faire croître le chiffre d’affaires d’un producteur de vêtements, qui pour se faire, exploite au maximum les salariés des pays du sud afin d’augmenter sa marge (je grossis les traits évidemment :p).

Ses limites

Cela dit, l’ESS n’est pas parfaite. Les notions de croissance et rentabilité y sont présentes, d’où la frustration que l’on peut ressentir en y travaillant parfois.

Dans l’association dans laquelle je suis, on nous demande nous investir toujours plus, redoubler d’effort, aider plus, réaliser de meilleurs résultats financiers dans un temps de travail identique à celui de l’année précédente, en ayant toujours aussi peu de soutiens techniques et/ou de formations. Ce qui fait que l’on se retrouve à penser au quantitatif plus que nécessaire. Cela laisse moins de place au quantitatif. Par ailleurs, on est très peu payé au vue des efforts que l’on fournit. Et les augmentations salariales ne suivent pas le rythme du chiffre d’affaires. Bon bref, voici les défauts de l’ESS. :)

Comment donner plus de sens à ma vie? Ma réflexion est en marche

L’autre jour, je repensais à la vie de la famille Ingals dont on peut suivre les aventures dans ” la petite maison dans la prairie” .  Cet exemple vous fera peut-être sourire, mais quand on y regarde bien, cette famille est très heureuse malgré leurs faibles ressources financières. Elle produit de manière à pouvoir subvenir aux besoins de la famille, elle pollue peu, consomme des produits locaux, renforce les relations avec son entourage, s’entraide entre génération. Les membres de la famille ont du temps pour rire, se nourrir sainement. Ils vivent au jour le jour et n’ont pas peur de l’avenir.Vous me direz : oui mais c’est une histoire romancée. Certes oui, mais d’autres témoignages tels que ceux de Gandhi, Soeur Emmanuelle ou Pierre Rabhi font réfléchir également. Ils nous rapportent que les peuples du “Sud” sont bien plus heureux que nous.

Ainsi, plus je réfléchis, plus je me dis qu’en retournant vers un peu plus de simplicité et de sobriété on peut être plus heureux, on peut moins polluer et être plus solidaire.

Dans notre société actuelle ont se met beaucoup trop de pression. On se stresse pour suivre de bonnes études, avoir une bonne carrière, prévoir sa retraite,  gagner un meilleur salaire qui permettra d’acheter une maison, la belle voiture, l’écran plat. Mais au fond, cette course pour l’accumulation de richesses nous nourrit elle vraiment? Est- on plus heureux quand on gagne plus et quand on possède plus?

Notre société apporte de très bonnes choses, au niveau de la santé notamment. Il serait donc dommage de tout jeter. Néanmoins, je me dis qu’il est possible de trouver un meilleur équilibre entre notre société actuelle et celle d’hier. Peut-être en mettant en place des actions, telles que :

  • chercher à travailler dans un métier qui est du sens pour soi et/ou pour les autres
  • consommer plus des produits alimentaires de saison issus d’une agriculture raisonnée de proximité
  • consommer moins de produits superflus et en limitant nos déplacements (si possible ne pas avoir de voiture, prendre les transports en communs), faire attention à notre consommation d’eau. Cela aura pour impact, non seulement de diminuer notre empreinte écologique, mais fera également du bien à notre porte monnaie.
  • essayer de diminuer notre temps de travail afin d’avoir plus de temps pour soi, pour s’épanouir, lire, échanger, s’occuper de son potager, avoir du temps pour cuisiner sainement et s’occuper de ses enfants.
  • Ne pas se tuer au travail. Ne pas chercher à gagner plus, mais gagner juste ce qu’il faut pour pouvoir vivre correctement et s’épanouir.
  • Ne pas attendre la retraite (qu’on aura probablement pas d’ailleurs :) ) pour pouvoir vivre ses rêves.

Vaste programme :p ! Fiou, personnellement j’ai plein de chemin à parcourir pour aller dans cette direction. Surtout, plein de barrières psychologiques à faire sauter :p.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 Responses to “L’ESS une réponse ultime pour plus de sens au travail?”

  1. cori Says:

    Bonjour
    Voilà un vaste programme. Et si le modèle de société que l’on nous propose pour ne pas dire impose tant il peut être difficile de vivre différemment, ce modèle créé, imaginé disons en gros après 68, est celui que nous voulons.
    Moi aussi j’ai travaillé en association dans l’ESS il y a quelques années et ces associations sont toutes tenu par des êtres humains avec leur grand coeur et leur faiblesse et pour certains un cauchemar mais c’est vrai que ca fait mal quand on s’en rend compte.
    Sinon je vis en Afrique depuis 10 ans et c’est vrai que nous les voyons avec notre grille de lecture et nos standards. et c’est vrai qu’ils sont sur certains plans plus heureux que nous.
    bon courage

  2. admin Says:

    Ce que vous dites à propos des Africains me font penser au propos de Soeur Emmanuelle ou Mère Thérésa. Elles disaient que ceux qu’elles côtoyaient au Caire ou à Calcuta étaient bien plus heureux et épanouis que nous. Cela fait réfléchir.

    Et si le modèle de société dans lequel on s’inscrit n’était pas le bon? Faut-il réellement travailler pour et participer à la croissance?

    Ce que l’on nomme la “décroissance” ou encore “sobriété heureuse” ne serait-il pas un modèle plus sage et au final plus épanouissant?

Leave a Reply