Pour une carrière professionnelle épanouie
Comment s’assurer une carrière professionnelle épanouie dans laquelle on puisse pleinement être efficace? Prendre du recul et faire son bilan professionnel me semble indispensable pour débuter. Il est nécessaire de se poser des questions de fond (qu’est ce que j’aime vraiment, quelles sont les valeurs que je recherche) autant que des questions de forme (combien je veux gagner, dans quelle structure je souhaite m’intégrer). Et vous où en êtes-vous? La carrière professionnelle dans laquelle vous êtes, ou souhaitez, vous engager a-t-elle du sens pour vous? Correspond-t-elle à vos rêves et aspirations profondes ou bien est-elle le reflet de ce que les autres ont voulu pour vous?
« Mieux vaut réussir sa vie que réussir dans la vie ».
« Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner. Mais ne pas la gagner n’a jamais suffi à la sauver. Le vrai est qu’il faut vivre, et que telle est la première fonction d’un métier. La deuxième est d’être utile. La troisième de progresser. Heureux ceux qui savent marier ces trois fonctions. » (A. Compte Sponville).
Voila des citations qui méritent bien réflexion!Comment réussir sa vie et trouver un métier dans lequel on se sent utile ? Comment enrichir son travail ? Comment contribuer à la transformation et à l’évolution de notre société ?
Des témoignages que l’on peut entendre, on se rend compte que beaucoup de salariés ne trouvent de sens à ce qu’ils font, ni ne travaillent dans des conditions qui leur permettent un développement personnel complet. Pourtant une activité professionnelle représente beaucoup de temps dans la vie d’un homme. Comment faire que ce temps que l’on consacre à son activité professionnelle soit à la fois utile pour soi et pour la société?
Je crois que ces questions sont essentielles !!
Qui suis-je ? Quelle personne est-ce que je veux être ? Où serais-je vraiment à ma place ? Dans quel domaine apporterais-je le plus de contribution ?
Sur les pas de nos pairs/pères
A 16 ou 18 ans, quand il est l’heure de commencer son orientation professionnelle, on ne sait pas répondre à ces interrogations. Alors on se fond dans les pas de nos pères/pairs, on suit les routes tracées, celles qui semblent les moins risquées. On choisit : le confort, la sécurité. On essaie de coller au maximum à cette image que l’on donne à la réussite.
A 16,18 ans, on a pas vraiment appris à se connaître. Pour certains, l’appel, le feu sacré, le talent… tout est réuni pour qu’ils se disent : « voilà ma voie ! ». Pour d’autres : le désir est étouffé, il avance, la tête dans le guidon :penser à réussir ses études, passer son permis, assurer son avenir, Fiou.. Et dans tout ça « qui suis-je ? ».
Quand on est enfant, les signes sont là mais on est trop petit pour tous les déceler. Et puis bien vite, on apprend à se fondre dans la masse, à mettre de côté ce qui ne semble pas être approuvé. Je me souviens que quand j’étais petite, j’adorais improviser au piano, passer des heures à tester, surfer sur la vague musicale si j’ose dire. A 7/8 ans, j’avais écris ma propre partition : j’avais joué ce qui semblait pour moi être merveilleux. Je me voyais plus tard écrire davantage de morceaux, je me projetais!! J’avais intitulé cette composition : « A ma jolie rose » ou quelque chose dans le goût.
« C’est bien ma chérie, mais tu peux mieux faire, il faudrait vraiment que tu prennes des cours » m’avait-on dit d’un ton monocorde. Et hop, toute vexée j’ai rangé la partition pensant que ce que j’avais réalisé n’étais pas digne d’intérêt. J’imagine que ce genre d’anecdote vous êtes arrivé à vous aussi, que ce soit au sein de votre propre famille, ou bien à l’école.
Certains se révoltent contre le modèle qui leur est transmis. Ils se mettent en totale opposition, n’écoutant que cette voix de révolte. D’autres suivent les pas de leurs pairs/père: « mes aînés ont l’air plutôt heureux. Ils semblent qu’ils aient réussi : cette donc la route à suivre ».Et nous voilà parti.. Et dans les deux cas, est-ce sur le bon chemin que l’on s’engage ?
On pourrait schématiser ce propos de façon suivante. Lorsque l’on est petit l’on nous propose une pièce de monnaie dont on voit surtout le côté face : on peut donc choisir le côté face (suivre nos pairs/père) ou le côté pile (être en opposition par rapport au modèle). Mais dans les deux cas, on agit en fonction du référent qui nous est donné : de notre entourage, du « modèle », mais pas forcément de nous-même, de ce qui est en nous.
A la découverte de nos talents
Parfois, on entend « j’ai des bonnes notes en math et en physique, je devrais donc m’orienter sur une carrière scientifique ». C’est vrai que le bac et les hautes études sont le fleuron de notre modèle éducatif. Pourtant ce jeune cadre branché qui a réussi son école d’ingé.. est-il vraiment à sa place ? Petit, il aimait cuisiner, expérimenter de nouvelles saveurs. N’aurait-il pas mieux porter la toque que la cravate ? N’en serait-il pas plus heureux et épanoui ? Quand s’en rendra-t-il compte ? Quand il aura 40/50 ans et qu’il sera bien tard pour changer de voix ; Quand il comprendra que cette vie ne le rend pas totalement heureux : même si son compte en banque est bien rempli, il ressent un vide : il ne se sent pas dans sa véritable légitimité.
Pourquoi je vous raconte tout cela ? Et bien parce que j’ai 25 ans : bac+5 d’une grande école, deux ans d’expériences professionnelles et je ne me sens pas tout à fait à ma place. Je n’en suis pas très loin, car dans mon métier actuel, j’ai privilégié l’utilité de ma mission plutôt que le salaire, mais ce n’est pas tout à fait cela.
Il y a un an déjà, je m’étais lancée dans la recherche d’une nouvelle opportunité professionnelle. Mes recherches me menaient encore une fois sur la route tracée par mes aînées. J’ai donc renoncé, ne me retrouvant pas dans les fonctions pour lesquelles je postulais. Cette année, je souhaite reprendre le taureau par les cornes, et commencer mes recherches dans le bon sens : en partant de moi : qui suis-je et quel adulte JE veux être ? Dans quel domaine suis-je vraiment épanouie ?
Dans ma quête, je serais aidée d’un coach. Elle sera là pour jouer le rôle du miroir et m’aidera à prendre du recul. Pourquoi un coach ? Car je suis persuadée qu’à deux on avance plus vite. L’autre perçoit des choses que l’on ne voit pas. Et surtout parce que se comprendre seule n’est pas facile : on a trop tendance à se cacher derrière notre zone de confort, nos peurs, nos croyances. Son rôle consistera donc à m’aider à parcourir les chemins battus, à découvrir mon unicité, mon identité. Voilà, je ne sais pas si je parviendrais tout de suite à faire la lumière sur mon intégrité, mais en tout cas, je pense que ce voyage sera intéressant.. et j’espère me rapprocher de ma vraie nature.
Fait intéressant au passage, ma coach m’a dit qu’elle voyait beaucoup de gens qui entamaient cette réflexion sur eux-mêmes bien trop tard ou lorsqu’ils se retrouvent face à un mur. Quand ils n’ont plus d’emploi ou lorsqu’à 40 ans, ils se rendent compte qu’ils ne sont toujours pas heureux malgré leur « réussite professionnelle » tout simplement parce qu’ils sont passés à côté d’eux même, en suivant des routes qui ne leur étaient pas destinées. Il est alors un peu tard pour ces personnes de mener le vrai le changement : tout remettre en cause : se trouver. C’est d’autant moins facile qu’ils ont bien souvent une famille, des engagements financiers, une carrière derrière eux et que le marché est moins clément à leur égard…
Suivre son cœur : avoir le beurre et l’argent du beurre
Je crois sérieusement que cela à son importance de se « trouver » au vue du contexte économique actuel. On nous demande d’être souple, adaptable. La sélection est rude : il faut être bon, excellent, autant que faire ce peu pour pouvoir toujours intéresser la clientèle (gagner la confiance de son boss ou remporter un marché quand on est entrepreneur). Si on suit ce raisonnement, plus on aime quelque chose, plus il est facile de progresser dans ce domaine et d’en être réellement expert. Dès lors, le travail n’est plus une contrainte. Il devient un prolongement de soi-même. A l’inverse : quand on est pas totalement à sa place, on s’adapte, on essaie de suivre les meilleurs de sa branche, mais on est jamais totalement bons ni investis et donc plus facilement remplaçable.
Voilà pourquoi je pense qu’il est bon de cheminer au plus profond de soi. Ce chemin ne se révélera pas toujours facile. Cette quête va forcément comporter quelques remises en cause, chambouler des habitudes, renverser des croyances!! Mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. Etre plus proche de soi, pouvoir se révéler aux autres et en tirer un avantage concurrentiel !!!
Je verrais si la vie me donne raison, en tout cas je vous ai fait part de l’objet de ma réflexion et serais ravie d’entendre votre version.
Bon retour à vous-même !!
Tags: bilan professionnel, carrière professionnelle, efficacité, épanouissement, sens, travail, valeurs

mai 28th, 2009 at 21:42
Je quitte ma boite la semaine prochaine pour lancer ma propre activité et parmis les personnes avec qui je parle de mon projet il y en a un certains nombre qui avoue vouloir aussi changer de vie, se remettre en question, et juste après suivent toutes les raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas le faire.
Et plutôt que d’essayer de trouver une solution pour chaque problème, elles préfèrent retourner à la sécurité du train train quotidien devant toutes ces bonnes raisons de ne pas réaliser leur rêve.
Généralement ces personnes sont plus dans la 40aine et en effet c’est plus dur à ce moment, et les raisons qui les poussent à renoncer ne sont pas toujours évidentes à surmonter.
J’ai 27 ans et je jubile de pouvoir prendre ma vie en main, par contre je ne retrouve pas énormément de personne de mon age dans ce cas.
Et toi dans ton entourage, est ce que tu as d’autres personne qui comme toi cherche réellement à s’épanouir dans ce qu’ils font? Quelle est la réaction de tes proches concernant ton projet?
mai 31st, 2009 at 20:34
Hey! Bravo pour ce challenge!
Quitter la sécurité pour se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat demande beaucoup de courage! En tout cas, tu as raison de suivre tes tripes et d’oser!!
Autour de moi, je vois pas mal de personnes qui cherchent à s’épanouir dans ce qu’elles font. J’ai une amie notamment qui vient de lâcher son boulot (CDI) pour partir à Vancouver. Son boulot ne comportait plus assez de valeurs à son goût, la routine l’ennuyait alors elle a. “Je suis jeune, j’ai envie de me lancer des défis, de parler anglais, de trouver un boulot qui corresponde à mes valeurs, je fonce”.
J’ai un ami qui souhaite monter une entreprise qui soit plus en accord avec son projet de vie (plus de temps pour lui, être son propre patron, choisir ses valeurs). Il y travaille régulièrement en parallèle de son job actuel. “Dès que mon projet sera a peu près viable : je lâcherai mon boulot actuel et me mettrait à travailler à mon compte!”
La réaction de mes proches concernant mon projet? Bah, je suis bien entourée.. ils étaient plutôt contents que je suive ce qui me plaise, même si maintenant je suis loin d’eux..
voili
A plus
août 22nd, 2009 at 21:34
Salut,
c’est un véritable plaisir pour moi de parcourir tes réflexions. Je m’y retrouve en effet parfaitement. Au même âge que toi, très brillant la majeure partie de mes études, une licence en Banque et Finance en poche depuis 2006, quelques stages sans grande importance avec bientôt 18 mois d’un CDD chronophage ne correspondant absolument pas à mon projet professionnel, plein de perspectives sans concrétisation, je vis actuellement un moment délicat de baisse de morale mais en même temps, d’espérance et d’intense travail mental pour me recentrer dans et sur ma vie. Assez de vide que je trouve devant être comblé…
Au plaisir de poursuivre les échanges avec toi.
août 24th, 2009 at 20:29
Bonjour Ted !
Merci pour ton commentaire.
Bonne continuation à toi.
A bientôt